Tivijournal

Le tivijournal est une revue vidéo mensuelle de l'actualité produite par un collectif de wannabe-journalistes.

27 novembre 2006

Vent de progressisme au Pakistan!

Jusqu'à présent, au Pakistan, les cas de viol et d'adultère étaient jugés selon les lois «islamiques» Hudood. Imposées en 1979 par le dictateur Zia Ul-Haq, elles réclamaient qu'une femme violée présente quatre témoins oculaires pour prouver le crime. Le cas échéant, la femme se retrouvait en prison pour adultère, puisqu'elle avait d'elle-même confessé une relation sexuelle hors mariage.

Récemment, les députés pakistanais, puis les sénateurs, ont enfin présenté des amendements aux lois Hudood qui permettront de punir les violeurs et non plus les victimes. Appelé «projet de loi pour la protection des femmes», le texte doit encore être signé par le Président, le général Musharraf. Les affaires de viol pourront désormais être jugées par les cours civiles, dans lesquelles les quatre témoins ne sont plus nécessaires. Mais pour satisfaire les leaders religieux, l'adultère a aussi été inscrit dans les lois civiles, comme crime passible de cinq ans de prison et d'une amende (au lieu de la lapidation ­ qui n'a jamais été appliquée ­ et des coups de fouet, prescrits par les lois Hudood). De plus, la police n'a plus le droit d'arrêter des femmes sur simple dénonciation. Les accusations d'adultère doivent être présentées devant un juge et l'accusateur doit produire deux témoins, sans quoi il risque lui-même la prison pour «fausse accusation».

Après des années de tentatives infructueuses, ces amendements ont été finalement votés à l'issue d'une bataille tumultueuse entre les partis politiques pakistanais.

Ah il suffisait juste d'une loi pour que l'image du Pakistan change!
A quand la gay pride à Islamabad?


Thomas Poussinot, Poitiers.

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