Tivijournal

Le tivijournal est une revue vidéo mensuelle de l'actualité produite par un collectif de wannabe-journalistes.

28 janvier 2007

Hérouxville

Hérouxville est maintenant sur la map.

Pour ceux qui n'ont pas ouvert leur grosse Presse du samedi, Hérouxville est ce village de 1300 habitants près de Grand-Mère qui a voté une charte pour prévenir les accommodements raisonnables.


Ainsi, il est maintenant considéré "comme hors norme le fait de tuer les femmes par lapidation sur la place publique ou en les faisant brûler vives, les brûler avec de l’acide, les exciser" sur le territoire d'Hérouxville.

Yessir.

Et que les races se le tiennent pour dit, il est maintenant "à propos de se montrer à visage découvert, en tout temps, dans les lieux publics, pour faciliter l’identification. La seule exemption possible à cette règle se produit à l’Halloween."

Fuck. Comment ils vont faire le Père-Noël maintenant???




J'entends déjà les jeunes urbains se dire que c'est bien juste dans le Québec d'en bas qu'on pense à faire des affaires de même...

Êtes-vous sûr?


(sondage maison sur cyberpresse.ca)

Libellés : ,

3 Comments:

R1 said...

Franchement ! Ça montre bien à quel point les médias peuvent faire peur aux gens !

Quelle plate rigolade cette histoire d'accommodements raisonnables...

1/30/2007 02:29:00 AM

 
Maxime said...

Toute cette histoire est effectivement complètement ridicule!

1/30/2007 10:29:00 AM

 
Russel Bouchard said...

lundi, février 05, 2007
De l'esprit d'Hérouxville...
Dans un copieux commentaire publié dans Le Devoir de ce lundi 5 février 2007 (« La nation « ethnique » et la nation civique : une fausse opposition »), Micheline Labelle, professeure au Département de sociologie de l'UQAM et membre du conseil d'administration de IPSO (Intellectuels pour la souveraineté), y va d'un vibrant plaidoyer en faveur de la reconnaissance d'un « Nous » québécois « intrinsèquement pluriel » « qui transcende les appartenances politiques, ethniques ou idéologiques ». Pour dire court et bien, l'auteure et ses co-signataires souhaitent ardemment que ce « Nous » du tout Québec ait « un effet de mobilisation au-delà de la majorité d'origine canadienne-françaises .»

Pour valider l'orientation idéologique de son propos, la professeure a pris bien soin d'y gommer dix-neuf signatures, tous membres des IPSO confondus (on dirait une norme de contrôle de qualité pour un produit de consommation de masse). Hormis le double fait d'être approuvés IPSO Québec 2007, et de promouvoir l'avènement d'un Québec ouvert à tous sauf aux Canadiens français, qui sont encore une fois rapetissés en l'état de retardés mentaux portant ceinture fléchée et souliers de boeuf ; hormis cet assemblage idéologique, le seul point commun que partagent ces vingt signataires, est plus spécifiquement celui d'être de Montréal !

Pour le reste, pour le dynamisme de la réflexion et pour la hardiesse intellectuelle du constat, le lecteur le moindrement attentif qui suit ce débat depuis l'effondrement de 1995, y aura vitement décelé le credo rancis d'un petit catéchisme néo-nationaliste où il est question d'une nation d'Amérique totalement passée sous le joug de la nation montréalisée, une nation ligaturée de sa substance identitaire, trépanée de sa mémoire et soulagée de son liant culturel. Comme esprit simpliste et réducteur d'un Québec en marche, impossible de faire mieux !

Ce n'est pas parce qu'un texte fait consensus auprès de vingt signataires, qui ont réduit leur perception de la dualité québécoise historique à l'esprit d'une seule, que ce texte est porteur de vérité ! Voyez-vous, pour moi, le Métis canadien-français du Saguenay, le premier problème irréconciliable de ce « Nous » intrinsèquement pluriel », c'est justement d'avoir fait passer l'identité québécoise à partir d'un « Nous » mondial sans être passé au préalable par celui qui « Nous » vient de notre histoire. C'est de réduire l'identité québécoise autour du seul caractère montréalais, sans égard aux autres régions du Québec qui regroupent pourtant 98% du territoire et une population a fortiori canadienne-française et métisse. C'est d'avoir abandonné toute référence aux souffrances des peuples fondateurs, notamment les Canadien français, les Métis et les Indiens, dont la rencontre et l'histoire forment le seul vrai mythe fondateur sur lequel s'appuie le projet initial de l'indépendance du Québec.

Oublier cela, c'est déraper face à notre histoire nationale ; c'est tenter de nous faire passer en quatrième vitesse alors qu'on a enlevé la transmission ; c'est de prétendre, malgré l'évidence du contraire, que le Québec est un peuple homogène, ce qu'il n'est pas, ce qu'il ne saura jamais être vu son histoire, et ce que vous ne pourrez jamais lui faire admettre. Oublier cela, c'est simplement mettre en branle l'esprit d'Hérouxville, qui est un symptôme d'une dérive idéologique insoutenable et non pas une cause...

Russel Bouchard
Ce 5 février 2007

2/05/2007 05:14:00 PM

 

Enregistrer un commentaire

Links to this post:

Créer un lien

<< Home